George Whitefield Chadwick: quintette pour quatuor à cordes et piano.


America!

Né le 13 novembre 1854 à Lowell (Massachusetts, USA) – décédé le 4 avril 1931 à Boston (USA)

Éducateur, administrateur, organiste, chef d’orchestre et compositeur principal de la Second New England School, dont les membres comprenaient également John Knowles Paine, Horatio Parker et Amy Marcy Beach, George Whitefield Chadwick a enseigné à plusieurs générations de musiciens américains au New England Conservatory et vint à être considéré comme le porte-drapeau de la tradition académique « Yankee » dans la musique classique.

Né à Lowell, Massachusetts, Chadwick étudie l’orgue avec son frère aîné et récolte ses gains en jouant pour financer les études musicales auxquelles son père s’opposait. Après avoir quitté l’école secondaire en 1872, il a été clerc pour quelque temps dans le bureau d’assurance de son père alors qu’il étudiait avec Dudley Buck et Eugene Thayer au New England Conservatory.

En 1876, il accepte une nomination comme instructeur de musique au Mont Olivet College dans le Michigan et y fonde l’Association nationale de professeurs de musique. En 1877, Chadwick se lance dans le « pèlerinage », qui était considéré comme de rigueur pour les musiciens américains.
Il part pour l’Allemagne étudier à Leipzig et Munich avec ses pédagogues célèbres comme Rheinberger.

De 1877 à sa nomination à la direction du New England Conservatory, en 1897, Chadwick poursuit sa carrière comme compositeur, organiste et professeur à Boston. Parmi ses élèves célèbres on trouve Horatio Parker, qui, à son tour a eu comme élèves Charles Ives, Daniel Gregory Mason et Frédéric Berger Converse.
Le style de composition de Chadwick a été surnommé « Boston Classicism ». Il fait également usage de chansons afro-américaines, de psalmodies anglo-américaines et des expressions folkloriques dans ses compositions symphoniques. Ses 137 chansons pour solo, voix et piano reflètent un intérêt profond pour la poésie contemporaine dans une veine romantique. Il était aussi sensible au sort des afros-américains et amérindiens.

Le quintette pour quatuor à cordes et piano en Mi bémol Majeur (comme celui de Schumann), de 1887, est dans la pure veine du romantisme musical américain de la fin du 19e siècle à l’instar de compositeurs comme Beach ou Foote. C’est une oeuvre pleine de fraîcheur, d’optimisme, de lyrisme et de gaîté écrite dans l’année de ses 33 ans. On y retrouve des influences de Schumann, Brahms, Fauré et Franck.

Lien pour écouter l’oeuvre en entier:

Quatre mouvements: Allegro sostenuto, Andante cantabile, Allegretto un poco risoluto, Allegro energico



I.Allegro sostenuto

 Le premier mouvement dépeint d’emblée une atmosphère ensoleillée, tantôt nonchalante, tantôt vigoureuse telle une invitation à se promener dans les vastes étendues américaines. .Le premier thème, folklorique se colore peu à peu de rythmes pointés et de questions-réponses entre les cordes et le piano. On y retrouve, je pense, la nervosité stylistique d’un Schumann (Florestan?).  Presque sans transition, le second thème doux et rêveur chanté à l’alto nous fait l’effet d’une apparition bienveillante tel un Eusebius (?). Mais cette félicité est de courte durée. Le développement reprend les principales idées mélodiques et rythmique du mouvement. Une explosive coda vient conclure ce premier mouvement.

II.Andante cantabile

Le second mouvement est une romance en La bémol Majeur de forme ABA’.  Peut-être le mouvement le plus « français » du quintette. Après l’exposition du thème par le quatuor à cordes seul, le piano rentre à son tour, serein et aquatique. S’ensuit une grande envolé lyrique qui s’amplifie jusqu’à un fortissimo appassionato salvateur et tendre. Retour du thème initial à l’alto et au piano et conclusion dans l’extrême piano.

III. Allegretto un poco risoluto

Sous-titré Intermezzo ce mouvement en do mineur s’apparente à une sérénade jouée et dansée autour d’un feu. Sérénade aux couleurs afro-américaines. Parfois en soufflant sur les braises, de fugaces feux-follets s’y échappent. Un  épisode central marqué più mosso vient éclaircir cette obscure sérénade. Cette troisième partie qui revêt un caractère inéluctable est déconcertante et pleine de surprises et de  développements inattendus.

IV. Allegro energico

Ô joie! Ô allégresse! Le quintette se termine par un mouvement à la Schumann: gai, volubile, spirituel et empreint de couleurs américaines et amérindiennes. L’écriture est foisonnante Accents agogiques et hémioles viennent  rapidement perturber le discours musical déjà bien agité. Le quintette se conclut dans la joie et la jovialité.

 Vif et enjoué, ce quintette n’a de cesse d’étonner de part sa science contrapuntique et ses  combinaisons parfois bien audacieuses. Chadwick n’a rien de profondément novateur mais sa musique est très plaisante!

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